Eure-et-Loir : le chauffard sous cannabis a tué quatre retraités


Un jeune homme de 22 ans originaire du Val-d’Oise est jugé ce jeudi à Chartres pour avoir causé la mort de quatre personnes sur la nationale 10 et blessé ses amis en 2017. Il roulait sous l’emprise du cannabis.

« Aucune conscience du danger du cannabis »

« Il n’y a aucune prise de conscience du danger du cannabis. Une simple amende aujourd’hui si l’on fume un joint, c’est une dépénalisation de fait. Comment, dès lors, ne plus retrouver de plus en plus de personnes positives sur les routes ? » interroge pour sa part Nadine Poinsot. Cette dernière avait créé avec son mari l’association Marilou, après que leur fille de 9 ans a été tuée le 1er janvier 2002 par un chauffard sous cannabis. En 2003, son combat pour que la conduite sous stupéfiant soit sanctionnée au même titre que l’alcool était gagné.

« Il n’y a aucune prise de conscience du danger du cannabis

Or, « en 2017, les stupéfiants étaient impliqués dans le décès de 494 personnes en France, contre 230 morts en 2005 », déplore-t-elle. Nadine Poinsot écume alors les établissements scolaires, organise des stages de confrontations aux victimes pour les conducteurs sanctionnés (650 l’an dernier). « Le cannabis, il y a en a de plus en plus même si l’alcool reste prédominant. Lorsque j’explique ce qui nous est arrivé, j’entends régulièrement que c’est la faute à pas de chance… C’est tout juste si certains ne disent pas qu’ils sont plus prudents lorsqu’ils ont fumé. »