Vie Libre en Vendée

C’est avec Bernard et Yvonne LAINE que le mouvement Vie-Libre est né en VENDÉE. Le pèreᅠTALVASᅠles connaissait bien et avait déjà parlé avec nous de Vie-Libre, sachant que Bernard avait des problèmes d’alcool. Au cours d’une rencontre avec le Père TALVAS, à l’ Ementruère des Herbiers, en avril 1966, la perspective de créer une équipe Vie-Libre était envisagée. Plusieurs amis faisaient le pari d’être abstinents avec Bernard et Yvonne. Jacotte, Henri et moi étions lancés dans l’aventure.

Quelques mois plus tard, en Janvier 1967, Bernard, Henri et moi sommes allés à Chavagnes, rencontrer Albert, qui avait écrit au secrétariat de Vie-Libre à Paris. C’était notre première démarche pour rencontrer un malade. Le contact était bon. Mais Bernard a rechuté, ce qui devait lui arriver souvent par la suite.

Dès les débuts, nous avons été en contact avec René et Gaby LEGRAND de St-Nazaire. Ils ont fait souvent le voyage jusqu’aux Herbiers, surtout René, pour participer à nos rencontres. Le témoignage de René a été capital pour nous : La façon dont il parlait des malades alcooliques, son souci de les rendre responsables, sa loyauté envers le mouvement et ses exigences nous ont fait découvrir l’esprit de Vie-Libre.

A cette période, Henri et Albert ont participé, pour la première fois, à une journée d’études à St-Nazaire.

Peu après, en 1969, Henri et moi sommes allés rencontrer Marius, un ami d’Henri, hospitalisé à la Roche sur yon. Marius à fait partie de cette première équipe qui se rencontrait à Chavagnes, où René et Maria sont venus nous rejoindre en janvier 1970. A l’appel de Vie-Libre, Marius à suivi une session de trésorier, à Paris, en 1970.

Au Congrès Régional du Mans, en 1969, Marius et Henri étaient intervenus devant 800 personnes. Jacotte et moi les avions rejoints l’après-midi.

Ces rencontres régionales nous ont permis de découvrir le but et les moyens du mouvement. Je me souviens d’une banderole à un congrès de la Pommeraye : “Hier des rejetés, aujourd’hui des hommes, demain des responsables”. Nous commencions à travailler la chartre du Mouvement et à étudier le questionnaire du journal “Libre”.

Nous sommes allés rencontrer des malades aux Herbiers, à Pouzauges, à Chantonnay, à St Fulgent, à Fontenay… Mais c’est surtout à Chavagnes que le groupe s’est étoffé, autour de 1970. Henri et Rose sont venus au mouvement en Septembre de cette année là. A cette époque, Albert et Bernard avaient arrêté leur participation. Georges et Thérèse FERRAND de Vertou, avaient pris le relais de René pour nous accompagner.

En 1970 on nous a confié l’organisation matérielle d’un congrès Régional aux Herbiers. Sympathisants et abstinents de Vie-Libre ont beaucoup travaillé ce congrès: c’était un acte de confiance, de la part des responsables; c’était aussi une bonne façon de nous faire connaître en Vendée.

Nous avons toujours bénéficié de l’aide de la Région, même si nous étions impatients de devenir une section vendéenne. Il faudra attendre 1975 pour y parvenir. Aux rencontres régionales, nous retrouvions Yannick, de Loire-Atlantique ; Georges, d’Angers, et bien d’autres qui étaient devenus des amis. Robert, permanent à Nantes, est venu animer des réunions et même une journée de session aux Herbiers.

Notre sortie annuelle se faisait en général à St-Hilaire-De-Riez, ce qui nous permettait de rencontrer Nicole et Henri à leur stand de tir.

En 1977, nous étions une bonne vingtaine d’abstinents, dont Albert et Paulette, André et Georgette ; autour d’eux se constituait une équipe des environs de La-Roche-sur-Yon, tandis que Chavagnes s’étoffait dans le Nord-Vendée.   La liste de cette époque montre que beaucoup d’amis ne sont pas restés à Vie-Libre : dire le nombre des démarches, d’essais serait difficile; sans parler des démarches auprès des organisations vendéennes concernées par la question de l’alcool : hôpitaux, administration, municipalités, centres de prévention, le Frédéric, les autres mouvements…Depuis 15 ans, l’évolution et l’extension du mouvement en Vendée sont bien connus. C’est grâce à ses militants et militantes que Vie-Libre est aujourd’hui reconnu et est efficace en Vendée.

Paul POUPLIN
Paul POUPLIN

Personnellement, j’y ai beaucoup appris et j’y milite toujours, même si c’est faiblement, mais avec beaucoup de joie. Et j’ai encore beaucoup à apprendre.                                                                                       Paul POUPLIN.